Le projet du Commodore

Au terme d’une entente convenue hors cour, les Lavallois et les Lavalloises devront payer comptant une indemnité de pas moins de 7,2M$ et céder deux terrains et deux bâtiments: la bibliothèque multiculturelle (1535, boul. Chomedey) et la Maison du commerce et de l’industrie (1555, boul. Chomedey), situés dans le pôle administratif de la Ville aux promoteurs immobiliers impliqués dans cette affaire.

« Une erreur électorale de Marc Demers et de Stéphane Boyer qui va coûter très cher à la population lavalloise, beaucoup plus que les 13.7M$ annoncés par le maire », s’indigne le chef de l’Opposition officielle et conseiller de Marc-Aurèle-Fortin, Michel Trottier.

Dissimulation des coûts réels

 Dans un contexte où le manque de bureaux pour les services municipaux est grandissant et où le déficit en bibliothèques municipales est flagrant à Laval, la décision de céder ces deux immeubles est non seulement contradictoire, mais cache surtout des coûts supplémentaires : « Dans cette transaction, le maire Demers et Stéphane Boyer oublient de calculer les coûts de relocalisation de ces deux édifices-là. Ils oublient aussi que les résidents de Chomedey ont un fort sentiment d’appartenance pour leur bibliothèque. Que des infrastructures de quartier, il en manque à Laval alors sous aucun prétexte, on ne devrait en donner ! Les coûts liés à cette entente ne font que commencer, les Lavallois et les Lavalloises n’ont malheureusement pas fini de payer pour les erreurs de Marc Demers dans ce dossier-là », se désole le chef de l’Opposition officielle.

Le conseiller de Fabreville et représentant de l’Opposition officielle, Claude Larochelle, en rajoute : « D’un côté, on demande une évaluation d’expert pour déterminer la véritable valeur des terrains du Commodore, puis d’un autre, on laisse aller nos immeubles au prix dérisoire de l’évaluation foncière. Et Marc Demers essaie de nous faire croire que c’est une bonne affaire ! Pourquoi aucune évaluation externe n’a été faite ? Est-ce pour dissimuler la valeur réelle de nos immeubles ? » a-t-il martelé lors de la séance de prolongement du conseil municipal.

À ce titre, des excuses ont dû être présentées à M. Larochelle par le conseiller municipal impliqué dans le dossier, M. Stéphane Boyer. Ce dernier avait laissé entendre publiquement qu’une évaluation était jointe au sommaire décisionnel, ce qui n’était évidemment pas le cas.